Le mercredi, 17 décembre 2008
La découverte
On la cherche tous, tellement qu’on en oublie la raison. Elle, qui vaut tant mais se cache si bien, si loin, dans les débris de saleté, dans les miettes de sable et de verrerie brisée, dans la crasse noire de produits échappés, accumulés avec les années, dans la paresse d’une fin de journée gaspillée à jaser. Elle, éparpillée dans les données de cahier de bouts de papiers arrachés, de barbos mi-effacés sur la vitre beurrée... Elle, pensée incompréhensible, discussion brève, ignorée. Elle, dans le fond d’un tube croûté, abandonnée dans la noirceur d’une tablette, ou bien nichée dans une épaisse couche de givre blanc.
Elle, cette gloire qu’on désire, qu’on respire dans notre sommeil, envieux. Elle, la découverte, qui est à portée de la main, vous verrez, au matin, elle sera mienne enfin, à moi, à annoncer par moi, à glorifier à haute voix, et vous connaîtrez mon nom, et l’enseignerez au monde entier et l’écrirez dans des ouvrages immortels qui marqueront l’histoire, vous m’aimerez, vous admirerez mon génie, dès que cet chromatographie est fini, ce matin, non, ce midi, enfin, non.... encore un essai, puis non plus... toujours rien...
Une journée tire à sa fin, en vain. Mais demain, demain...
Hm... Elle. Ça s'POUrrait-tu... que ça soit... celle... dont... je me...
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Oh noo.. I just googled this one. My fumehood is kah-lean-ah. Kinda.
RépondreEffacerpa dit: elle a du talent de poète, dans le style de Cyrano à Roxane...quelle plaisir de te relire!
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