Retour brutal à la réalité. Mes baggages sont pas défaits, mes photos sont pas téléchargées, les coquillages traînent sur mon pupitre, mais Caen semble déjà loin derrière.
Campus Jussieu, tour 44, 2e étage. C’est où je passerai les prochains 3 mois, du lundi au vendredi, de 9h à 17h approximativement. Avec une semaine de congé pour Pâques et non je sais pas encore où je vais aller ou avec qui, mais je voyage c’est sur.
J'ouvre les portes du 2e étage. Devant moi, le babillard des informations pour le M1S2 en Chimie organique et bioorganique. Ça, c’est ma majeure. 4 cours. Une feuille y est ben pinée, exhibant les notes et noms de tous. Incluant le miens. C’est comme savoir que t’es tout nu au milieu d’une place publique quelque part, mais qu’au moins t’es pas là pour te voir. J’aime pas me regarder toute nue dans le miroir, mais là y fallait. Sueur froide au front, je regarde mes notes en essayant poliment d’éviter de regarder les autres, aussi à poil. J’ai réussi mes quatre cours, merci bonsoir! D’ailleurs, trois des résultats me donnent BIEN envie de devenir exhibitionniste!
Je garde espoir que j’ai sous-estimé mes performances exécrables aux 2 exams de la mineure… on verra la semaine prochaine!
Pour bien partir ma première journée, le café culte avec les autres membres du labo. Ils font ça avec des petites capsules d'espresso, tu pops ça dans une tite machine et ya du"café" qui en sort. Ça m’en prend pas long pour me rendre compte qu’entre profs et assistants, ils ont déjà tous scruté, discuté et ri la liste de notes. Mon superviseur, Franck, me donne une tournée des noms et des labos (2e fois… j’avais tout oublié!). Puis, on se lance dans la CHIMIE : je travaillerai, pendant mon stage, sur la synthèse organique de la fagomine, un alcaloïde qui inhibe de quoi qui a sûrement kek genre d’importance crucial dans le recherche d’un traitement pour le cancer. Right. Donc il commence à m’expliquer ça et Ah! Seminar time!
Talk de Phil Baren, suivit d’un autre, espagnole… deux heures plus tard, Ah! Lunch time! On se rend à la cantine du personnel ensemble (watch out! Je dîne avec «le personnel»!), on prend tout notre temps et on rentre… puis Ah! Café culte! J’ai passé l’aprèm à remplir de la paperasse aux niveaux sécurité en labo et échange étudiant, ainsi qu’à lire les anciennes publi.
Mardi : CONFÉRENCE toute la journée à l’École nationale supérieure de chimie de Paris, sur la rue Pierre et Marie Curie, à côté du musée Marie Curie, mais rien de tout ça n’est sur le campus de l’Université Pierre et Marie Curie. Je crois que la France est ben ben fière de sa Marie Curie. Vive le radium et le féminisme! Donc, conférence = plusieurs présentations dont je ne comprend que l’intro… et encore, dès qu’on entre en chimie physique, oublie ça. Conférence aussi = café gratuit et pâtisseries. Yeaa !
Mercredi : Je pars ma première manip ! formation d’un Grignard in situ pour former le dianion du propargyl alcool. Et ce, sur 250 millimoles. J'ai jamais travaillé avec un si gros volume... cool ! Donc je passe la journée à regarder la température monter et descendre, et à surveiller l’ajout goutte-à-goutte de mes réactifs... w00t !
Jeudi ressemble à mercredi, et vendredi à jeudi. Mais avec un séminaire de Keith Fagnou, un prof de l’U d’O en visite à l’UMPC comme invité. Ça fait drôle de voir un visage familier ! Ici, Fagnou is the shit. Donc je me vante d’avoir pris mon premier cours de chimie organique avec lui 5 ans passés, haha. À ma déception, il fait sa présentation en anglais.
Bon. C’était pas trop mal comme début hein? Je suis même partie tôt vendredi! Il me faut encore quelques jours pour connaître les gens avant que je vous décrive les membres du groupe, mais ça regarde bien… ça me semble comme une crisse de belle gang !

t'en beurres épais de sarcasme sur ta fascination de la chimie! Ça doit être de la torture faire ça quand t'as la tête pleine d'autres projets plus hem... organiques.
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