lundi 26 janvier 2009

Un mate le matin...

Je n’ai pas encore décidé si j’aime ça ou non, mais les Argentins m’ont initié à une alternative à la caféine, (que je devrais me rentrer dans le corps par introvéneuse tellement j'en prend...) : la matéine. La yerba mate (ou llex paraguariensis en bon latin) est un arbuste qui pousse surtout au Nord de l’Argentine et au Brézil. Ses feuilles sont séchées et émiettées. On en met une bonne poignée dans une tasse en bois typique munie d’un paille en métal dont l’extrémité du bas est bouchée sauf pour quelques petits trous. On y verse un peu d’eau chaude et *schhhhip!* on sip le tout. Et on refill, et resip...

Pour être bien honnête, ça ressemble un peu à une motte d’herbe broyée, scrapée d’en dessous d’une tondeuse qui aurait été passée dans un champs de vache.

Et ça sent un peu ça : la campagne.


Et ça goûte ça aussi...


Mais, tout comme le sexe, c’est meilleur la deuxième fois! (Bam! Une joke à la papa Séguin).


Home & Maison

Le vendredi, 23 janvier 2009 Après une autre énorme journée de cours, j’avais tellement le cerveau en compote que j’étais dans un état pour regarder un film, c’est tout. Donc je me suis rendue au Cinéma Les sept Parnassiens tout seule et suis allée voir le film français, Home (2008).


À voir la bande-annonce, tu croirais que c’est une comédie familiale légère. Une famille établie au bout d'une autoroute abandonnée depuis environ 15 ans fait enfin face à la complétion de l’autoroute. Même si ça vient tout chambouler leur vie, c’est comique de les voir dealer avec la situation parce que c’est tellement une ptite famille simpliste et on s’attache aux personnages. Après, ça devient fucké... la mère dors pu à cause du bruit mais refuse de déménager, donc elle vire un peu folle. Comme elle a besoin du silence absolu, le père couvre les murs de blocs de béton et ils vivent comme ça pendant des semaines... la mère se réveille de son semi-coma d’épuisement pour trouver un vrai bazar dégeu dans une forteresse de béton, plutôt qu’une maison... elle défonce le mur, ils sortent et marche dans un pré, et c'est la fin.


Ouin.



Pour me changer les idées je suis sortie dans un racoin du 13e arrondissement qu’on appelle la Butte aux cailles avec Mark. On y a trouvé quelques bars, cafés et restos intéressants où l’ambience de fête règne et la bouffe & boisson est pas trop chère. À mon retour, la Maison Argentine, MA Maison, avait enfin pris vie! De l’extérieur, on pouvait voir des lumières psychédélique flasher dans la salle commune. Il y avait une Despedida (fête d'adieu) pour un certain Andres qui partait après quelques années à la CitéU. J’ai joint la fête avec mon vin à 2 euros.

Lorsqu’on a atteint le couvre-feu, certains d’entre nous avons déplacé ce qu’il restait de fêtards vers une chambre et nous avons créé notre propre dance partay...

mardi 20 janvier 2009

Lundi de pluie

Le lundi 19 janvier 2009


Aujourd’hui, je pratique mon français parisien. Pour ce faire, je vous raconte combien j’ai pické up 2 fois cet après-midi :


Règle #1 : faut plugger «du coup», «en fait(e)», et «tu sais» aussi souvent que possible au début des phrases, quel que soit le contexte. Ou en tout cas j’ai pas encore compris ça se limite à quels contextes...


Règle #2 : les «on», «en/an» et «in» sonnent tous pareil ici. Comme un mélange des trois. Exemple : un brin brun branle devient un bren bren brenle, où «en» est un mish-mash de voyelles un peu ambigu.

Règle #3 : «Alors» et «bon», sont utilisés partout.


Règle #4 : «Normalement» et «déjà» veulent pas dire la même affaire PENTOUTE ici. Et non, j’ai pas encore pigé (catché) dans quel contexte je devrais utiliser déjà, mais je pense que normalement remplace «d’habitude» ... (normalement quoi. :P)


Règle #5 : Toute phrase est incomplète sans un «quoi» en suffixe.


Et bien évidement, gars = mec (ou type), cruiser = draguer, crisser-là = larguer... C’est suffisant pour l’instant.



Bon alors je marchais comme ça pas trop loin du centre Pompidou tu sais, et un type sort de nulle part et me dit «mais c’que vous êtes jolie!» et il se met à me parler quoi. Donc du coup, j’ai souri et dit merci, tout en mettant ma main sur ma bourse et en regardant autour pour voir de quel côté un autre mec allait me sauter dessus et m’niquer mon porte-feuille quoi. Alors du coup, après quelques «vous êtes d’ici? vous êtes vraiment jolie!», y me dit «moi je travaille là-bas, si vous avez le temps pour casser la croûte...?». Alors je lui dit du coup que j’avais déjà mangé. Et c’est tout, il est parti quoi! Alors là du coup il m’a laissé bouche-bée han...


Alors ensuite, il se met tomber une pluie torentielle (version parisienne et exag de «y mouille») alors du coup je me réfugie dans une boutique souvenir quoi. Et du coup, un mec qui travaille là me dit d'au travers des tablettes «comme tu as un beau sourire! ah mais VRAIMENT un beau sourire...» et il me fait la passe du «oh mais tu es Québecoise?» (Non câlisse. Je le suis pas.)


C’est pas croyable, en l’espace de di minutes, j’me suis faite draguer par deux mecs différents quoi! En faiTe, le deuxième était mignon en plus... Ah ça arriverait pas à Ottawa en tout cas!


...Ok, j’ai un peu exagéré avec mes «du coup» mais je vous assure que mon amie Sarah en plug au moins 5 par phrase! ça c'est du vra frança!



Fek c’est pas mal ça! En fait c’était une journée de magasinage. Il a plu, fait soleil, plu encore... j’ai juste pogné quelques bonnes photos. Ah et j’ai rempli un sondage dans la rue à propos des saucissons... de la marque Cochonou je crois. N’importe quoi pour le bouffe gratuite, j’vous jure...

En avant de l'Hôtel de Ville, un ti carrousel et un stand à crêpes...


L'Hôtel de ville avec la jolie patinoire en avant (ou grosse flaque d'eau... le monde patine pareil!)

Puis en fin de soirée, on a fait les vieux avec de la tisane dans la chambre à Mauricio. J'ai rencontré sa copine Maleria, et l'autre grand (dont je me souviens pu le nom) qui jouait de la guitar... m'ennuyais ben gros de ma soeur tout à coup...



lundi 19 janvier 2009

River’s King & Time Killing

Le samedi 17 janvier 2009

Journée de gossage: épiceries, lavage, organiser ma shit et passer à travers 50 flyers, ensuite...

Vers 19h, alors que Mark et moi se demandions justement ce qu’on ferait de notre soirée, on trouve un petit rave card carré qui dit : Croisière Erasmus sur la Seine! 17 janvier! 20h : Entrée + Buffet = 10 euros! Départ de la Péniche River’s King à 22h... GO! On s’est arrangé vite fait, avons regardé les directions « à peu près » pour se rendre et sommes partis. Ça aurait été plus wise d’aller sur google maps et trouver l’endroit exact du port de cette maudite péniche... on cherché pendant 1h! Mais! On a vu la tour Eiffel toute illuminée de très près!

Rendus au bateau, il y avait une file pour entrer. Un trio de francais, Maude, Jean et Kevin, nous ont invités à faire semblant d’être « avec eux » (tout groupe de 5 dont un membre fête son anniverssaire en janvier peut recevoir une bouteille de champagne gratuite!). On mangé, bu du champagne (marci!) et jasé avec cette belle tite gang, puis le bateau a décollé et nous sommes montés pour prendre des photos et vidéos.

On a vite commencé à avoir froid, alors quoi de mieux qu’un bouteille de rhum dégeu splitté à cinq pour se réchauffer! Pour dire comme Jean : c’était du vrai « tord boyau » quoi! Mettons que mes boyaux intestinaux se sentaient pas mal rouillés à matin. Le plancher de danse s’est aussi réchauffé, et, à part pour les breaks de cigarette on a dansé sans arrêt! (non mais c’est vraiment un job à temps-plein être fumeur!) Maude a même « scoré » deux fois.


Mark est parti tôt. Quant au trio de Français, disons qu’on avait parlé de prendre le premier métro du matin vers 5h30 comme des supertroopers, mais nos nouveaux amis ont décidé de quitter plus tôt, et sont partis en taxi avant 4h. Fine! C’est votre affaire! Tough partyers eh? :P Comme j’avais pas 40 euros (and then some, cha-ching!) à flusher aux toilettes pour prendre un taxi jusqu’à la Cité U, j’ai tué le temps jusqu’à 5h.


J’ai dansé un peu dans ma bulle, me fouttant d’avoir l’air d’une petite loner... et d’une fille non-accompagnée. Après m’être faite « accostée » une fois de trop, en tant que dernier recours de fin de soirée, j’ai abandonné le plancher de danse et me suis mise à jaser avec quatre français sympas (François, Romain, Jonathan et... eh shit, m’en souviens pu) qui, eux aussi, tuaient le temps.

On a marché jusqu’au métro le plus proche sous la pluie en se plaignant du froid. Eux! Pas moi... moi, je préfère une pluie à 5-10 degrés celsius que du -30! Puis, j’ai attendu le métro avec deux autres Parisiens, dont un Sylvain qui est instantannément tombé amoureux de mon accent et m’a demandée en mariage. Dommage que ça marche pas de même au Canada!


Dodo à 6h30.
Ça arrivera pas trop souvent je crois, j’ai pu l’âge que j’avais à Bruxelles! Eille, 2 ans de plus, ça fait toute la différence!

Patinoire & Repas dans l’noir

Le jeudi 15 janvier 2009


La journée est passé plutôt vite comme tout ce que j’avais en tête c’était : « On s’en va patiner avec les belges asoir! Et je serai pas la plus poche sur la glace! » À mi-chemin dans la cuisson de tites pétates, Mark appelle : on part! Je met tout de côté pour plus tard.


L’Hôtel de ville était toujours aussi scintillant que la semaine passée, comme une foule qui prend des photos à l’ouverture des Olympiques. La grosse tente où l’on louait les patins disait toujours : DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME. La grande patinoire extérieure était occupée par presqu’une centaine de personnes, qui patinaient en rond, les jambes écartées, les bras étirés pour garder l’équilibre, comme des bambins qui apprennent à marcher!! C’était vraiment cute à voir! Quoique, j’ai surement l’aire aussi poche en ski... moi et mon « off-road » involontaire... ein Gen?


Notre petite troupe (belges/luxembourgeois/autres) : Max, Charlie, Tim, Ouafa (aucune idée comment écrire son nom), Deborah, Véronica, Catherine... il m’en manque je crois. Au comptoir de location, j’ai demandé des patins grandeur... shit. Des 10 c’est.... du 40? 41? Et lorsque j’ai voulu payer 5 euros, le type m’a dit « allez va! » avec un sourire et un p’tit clin d’oeil. ...wOK! si t’insistes! :D


Une bande de jeunes, qui avait clairement ben plus de talents que tout le reste du monde sur la glace mis ensemble, s’amusaient à jouer à la tag. La glace était leur terrain de jeu, et les gens, des obstables à contourner. Mais genre, pas de limite de vitesse veut dire qu’ils ont causé une coupel d’accidents. (bravo. *clap. clap.*)


Certains de nos copains ont bien aimé, d’autres un peu moins. Chose certaine, on avait tous les jambes molles et étions bien contents de s’assoir, prendre une bière. Mais seulement après le McDonald. Blerh. C’est drôle quand même combien les McDos ici sont suuuper beaux, vitraux, belles lumières, marbre... un peu plus et ya un lustre au plafond. Et les portions sont nettement plus petites!


On s’est retrouvés dans un pub irlandais parce que la bière y est moins chère. Une dame jouait du jazz à sont piano, et chantait d’une superbe voix un peu poussièreuse. Ouafa avait un travail de 30 pages à écrire en 24h. (Mes sympathies.) Elle fut donc la première à partir. On a tous fait de même, peu à peu.


J’ai fini de cuire mon omelette et mes tites pétates à minuit trente. Yum!


Le vendredi 16 janvier : Souper avec les belges, parce queeee... parce que. Je me suis invitée, bon.

Bioinorgo & Tango

Le mercredi 14 janvier 2009

Non seulement le soleil se lève encore très tard ici (8h), mais en plus il pleuvait. Donc même à 9h, c’était plutôt noir dehors et pas très invitant. Mais bon, j’avais cours comme on dit ici, alors hop! la douche, le café et le métro. On arrive au local 629, bâtiment F, porte fermé, rien ni personne. On cogne, rien. Donc! Soit le cours est annulé ou déplacé, et il semblerait qu’on a pas reçu le mémo.
Heureusement, nous avons trouvé notre sauvetrice, Anne-Lise, rodant autour des labos, et elle nous a réimprimé l’horaire, qui avait bel et bien été modifié.

De retour à la Fondation Argentine, on m’apprend que ce soir se donnent des cours de tango! Un cours dure deux heures, gratos pour les résidents! Mais il faut revenir régulièrement han! Et moi, bof, y aller tout les mercredis... en plus le tango c'est stéréotypiquement macho comme danse, c’est pas pour les féministes... et les talon ah... puis je suis timide, je danse mal et j’y connaissais personne... Donc j’y suis allée! Et je me suis bien amusée! Vous m’y reverrez mercredi prochain c’est sur!

Ça ressemble pas ben ben à ça le tango quand tu commences à zéro...

En fait j’y connaissais au moins une personne, mon voisin Sergio (39 ans?). On changeait de partenaire à chaque petit bout de danse, mais j’avoue qu’on faisait une bonne équipe nous deux!

J’ai modifié ma routine un peu afin de croiser plus de gens dans la cuisine. À mon retour des cours, je prend un mini-repas. Puis, le vrai souper c’est 22h au plus tôt. Ce soir j’ai rencontré Mauricio. Demain, ce sera quelqu’un d’autre!


mercredi 14 janvier 2009

Mardi : Et c’est parti...

Le mardi 13 janvier 2009


Voici ce qui m’attend pour les 6 prochaines semaines, du mardi au vendredi :


Des cours intenses de 8h45 à 18h, avec une heure de break pour le dîner et 15 minutes entre les cours.


Et c’est vraiment 15 maximum, parce que les profs ambitionnent un peu... eille, c’est bien beau la passion pour la chimie là, vraiment, j’admire ça, mais quelqu’un qui dépasse son temps, prof ou pas, je trouve que ça manque de respect. Le soleil est même pas levé qu’on est assis sur notre cul à écouter parler des gens qui aiment s’entendre, et on en sort pas avant que le soleil se soit recouché! On mérite ce petit break de 15 minutes pour courrir en bas se caler un mini café espresso de la machine! Mon vol d’avion était plus plaisant, et j’y ai moins dormi qu’aujourd’hui! Première journée! Si c’est ça l’éducation, ça y’est, je deviens gitane...


Bon bon bon, je sais j’exagère... mais faut rendre ce blogue un peu plus dramatique et chialer comme une bonne parisienne! :P


Je vous emmerde pas avec les sujets de cours, mais disons que le pire est à venir. Demain, on attaque la bioINorganique. w00t! J’espère qu’on va commencer yinkuntipeu plus lentement qu’aujourd’hui, parce que ça roulait yinkuntipeu trop vite... après plus de deux ans à étudier à temps partiel, mon cerveau est une comme une zone scolaire. Il faut ralentir un peu. Et je crois qu’il a rétréci aussi, parce que je suis saturée d’informatinon pas mal plus vite qu’avant!


En tout cas, il me manque clairement quelques bases dans la majorité des sujets, parce que les français ont pas de problème eux. C’est que, vous voyez, je prend des cours de masters ici! Ce qu’ils appellent la « licence » et qu’on appelle le « bac », ça dur trois ans ici. Donc! Étaient en 4e année du bac au Canada (5e à temps partiel disons...), je suis au niveau « masters 1 » pour eux. Pourtant, mes cours seront crédités comme des cours sous-gradués. Bonheur.


Mais le grand bonheur, c’est l’heure de pointe dans le transport en commun pour revenir du campus. Vous avez entendu l’histoire du bonhomme qui a été piétiné à mort dans un Wal-Mart le lendemain de l’Action de Grâce américaine (un genre de boxing day)? Eh ben je serais pas surprise si ça arrivait régulièrement dans le métro.


Tout à coup, j’ai hâte de commencer ma recherche en labo!.