samedi 31 janvier 2009

¡Viva La Revolución!

Le jeudi, 29 janvier 2009



Mercredi, c’était la panique. «A-t-on cours demain?» «Les rues seront-elles bloquées partout?» «Est-ce l’apocalypse?» Parce que vous voyez, quand les 8 plus gros syndicats en France se rallient pour faire une GRÈVE GÉNÉRALE NATIONALE et invitent tout le peuple à joindre, tu peux être sur que ça se sait PARTOUT!


En soirée, il y avait une réception de bienvenue pour tout les nouveaux Canadiens de la Maisons des Étudiants Canadiens et ceux brassés ailleurs dans la CitéU. À mi-chemin dans le discours de Mme Louise Richard (zzzzzzz...), je reçois un SMS disant : pas de cours demain! Génial. Ça veut dire que je peux joindre la manif!


La questions ironique : comment se rendre à la manif si les transport en commun sont réduits ou nuls? La réponse : on marche!


Le soleil était au rendez-vous pour la première fois depuis mon arrivée en France, et pour la première fois en 2 mois selon les résidents, ici. On est partis gaiement, Philippe (le cana’ien du 4e), Andrea y Pilar (deux Argentines) et moi, pour rejoindre la "foule en délire" rassemblée à l’école de Sciences Po. Foule en délire, hein Phil? Le point de ralliement étudiant avait été déplacé à... ah ben gadon, Jussieu, MON campus! It’s not grave! Heureusement on a pu en faire un bon bout dans métro, la ligne 10 étant pas trop bloquée.


Philippe, Andrea, Carolina et Pilar
"Shakirahhh!"

LE VRAI point de ralliement, c’était 14h à la BASTILLE. Après une presque crise de clostrophobie dans le métro bombé de monde, on a émergé au coeur d’une mer de gens, pas si révoltés que ça, mais quand même excités. Il y avait des têtes à perte de vue! Des têtes de partout, de toutes les couleurs et de tous âges, des chauves, des toutes petites en poussette... Plusieurs groupes étaient rassemblés soit par syndicat, école ou autre, et ça criait des slogans / chansons de révolutionnaires. D'énormes ballounes d’hélium flottaient très haut, des kiosques à bouffe et drinks s'étaient installés ça et là.

Une petite future Che, pancarte en main...

J'ai pris une photo du sac, mais les 4 manifestants rassemblés dans cette photos étaient, pour être exact, des vieillards, bien ridés et recourbés, et aussi en colères que les autres!


C’était bien beau à voir. Mais après 2 heures d’attente, le beau monde s’impatientait. On s’est mis à marcher plus vite que le troupeau. Blâ-â-âh! Ça sentait le BBQ et la fumée des flares, et plusieurs musiques différentes nous faisaient danser pour combattre le froid. Un camion du CGT roulait lentement et on y vendait bières et mojitos. Trop drôle! Les tambours en avant nous fessaient un rythme très carnavalesque. Bom! Bom! Bom! Même en y allant d’un pas raisonnablement rapide relativement au cortège, le soleil commençait à tomber sur la Place de la République, soit à mi-chemin du trajet officieux, qui terminait à l’Opéra.



La Bastille, et une coupel de personnes là...


Des gens se sont dispersés et, fatigués et un peu déçus par le manque d’organisation (quoique c’est dur d’organiser 300 000 personnes – 80 000 selon la police), on s’est essayés à embarquer dans la ligne 4, direction Cité U, avec succès. C’était quand même une journée satisfaisante! J’en ai appris gros sur la crise économique en France, avec les quinze mille papiers qu’on m’a refilés durant la marche.



Cependant, je n’oserais pas m’essayer à expliquer les multiples revendications des syndicats tellement il y en a. Les slogans revenaient toujours au même thème : C’est aux riches de payer leur crise, pas aux salariés et retraités. Les pertes d’emploi massives / le taux de chômage, ainsi que le besoin de rémunérations assurant un pouvoir d’achat pour tous, sont au coeur des inquiétudes des 2 500 000 manifestants (1 million selon la popo) qui ont défilé partout en France jeudi.



Résumé des revendications : http://www.sud-protectionsociale.org/article.php3?id_article=415

Aperçu des différentes manif du 29/01/09à travers la France :

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/487494/mil.html?L=0%3Dc194520089%3D24961d1567&cHash=6656c40971

Petit vidéo avec entrevues:

http://www.dailymotion.com/video/x86wj9_paris-manifestation-du-29-janvier-2_news

mercredi 28 janvier 2009

Le marché d'Aligre

Le dimanche, 25 janvier 2009

Quoi de mieux pour combattre un hangover qu’une longue promenade dans un marché frais, où on crie à tue-tête « UN EURO! UN EURO LES BELLES BANANES MADAME MONSIEUR! LES ORANGES LES ORANGES! ON LIQUIDE, ON LIQUIDE! TOUT À UN EURO MADAME! » Ahhhh, flashback Bruxelles et son marché de la Gare du Midi... Mais cette fois, c’était le Marché d’Aligre, pas aussi énorme qu’à Bruxelles, mais aussi violament vivant!

C'est pas moi qui ai pris cette photo, mais ça ressemblait un peu à ça oui!

Les couleurs de milliers de fruits et légumes succulents font l’objet du voyeurisme et des attouchements des passants. Les cris des vendeurs et le bourdonnement de la foule ne réussit pas à bloquer le son du petit groupe de troubadours, ou plutôt, d’un quatuarts de vieux (musiciens retraités j'te gage), qui jouent gaiement "A-Train" dans un coin en faisant danser des ti-pout.

*Eille Papa! Me semble que je te verrais bien faire ça avec une couple de chums de la fanfare sur un coin de rue dans le marché!*

Malheureusement je n’avais pas ma caméra et une dame qui a prit un vidéo et à qui j’ai donné mon courriel n’a pas tenu sa parole... Donc pas de vidéo des musiciens et bambins! J’ai BIEN bourré mon sac et j’ai même fait le tour de la section bric-à-brac, vieilleries et de vêtements seconde main. Watch out, quand l’été va arriver, je vais être BIEN prête avec mes jupes et mes foulards!

lundi 26 janvier 2009

La CitéU grouille!

Le samedi, 24 janvier 2009

Soirée bourrée de partays : un ti-party en bas à la Maison Argentine (pour la fête de 2 filles), un méga party à la Maison de Norvège, un autre MÉGA party à la Maison des provinces de France... et je crois qu’il y en avait un à la Maison du Cambodge aussi...

Et qu’est-ce que je décide de faire? De sortir avec Sergio pour aller voir un concert de Fest-Noz, un petit band qui joue de la musique bretonne à faire danser! ...et on s'est rendu pour rien, parce que le Centre Jean-Houdremont, 11 avenue du Général-Leclerc N’EXSITE PAS! On a marché et remarché la rue de long en large, sans succès.
Donc, à moins qu’il y ait une autre avenue du Général-Leclerc, ou que ce soit un truc à la Harry Potter que j’ai pas compris, l’info du magazine Télérama que j’ai acheté était FAUSSE! I want my 2 euros back...

Mais comme rien ne nous arrête! On s’est acheté une bouteille de vin, on a pilé sur notre orgeuil et on a rejoint la fête à notre Maison Argentine. Encore une fois, on a atteint le couvre-feu, et certains d’entre-nous ont pensé aller faire un tour à la Maison des provinces de Frances... haha, ha. Il y avait une lignée d’une centaine de personnes devant la résidence. On a attendu un peu en ligne dans le froid mais avons du abandonner et aller se coucher...


Un mate le matin...

Je n’ai pas encore décidé si j’aime ça ou non, mais les Argentins m’ont initié à une alternative à la caféine, (que je devrais me rentrer dans le corps par introvéneuse tellement j'en prend...) : la matéine. La yerba mate (ou llex paraguariensis en bon latin) est un arbuste qui pousse surtout au Nord de l’Argentine et au Brézil. Ses feuilles sont séchées et émiettées. On en met une bonne poignée dans une tasse en bois typique munie d’un paille en métal dont l’extrémité du bas est bouchée sauf pour quelques petits trous. On y verse un peu d’eau chaude et *schhhhip!* on sip le tout. Et on refill, et resip...

Pour être bien honnête, ça ressemble un peu à une motte d’herbe broyée, scrapée d’en dessous d’une tondeuse qui aurait été passée dans un champs de vache.

Et ça sent un peu ça : la campagne.


Et ça goûte ça aussi...


Mais, tout comme le sexe, c’est meilleur la deuxième fois! (Bam! Une joke à la papa Séguin).


Home & Maison

Le vendredi, 23 janvier 2009 Après une autre énorme journée de cours, j’avais tellement le cerveau en compote que j’étais dans un état pour regarder un film, c’est tout. Donc je me suis rendue au Cinéma Les sept Parnassiens tout seule et suis allée voir le film français, Home (2008).


À voir la bande-annonce, tu croirais que c’est une comédie familiale légère. Une famille établie au bout d'une autoroute abandonnée depuis environ 15 ans fait enfin face à la complétion de l’autoroute. Même si ça vient tout chambouler leur vie, c’est comique de les voir dealer avec la situation parce que c’est tellement une ptite famille simpliste et on s’attache aux personnages. Après, ça devient fucké... la mère dors pu à cause du bruit mais refuse de déménager, donc elle vire un peu folle. Comme elle a besoin du silence absolu, le père couvre les murs de blocs de béton et ils vivent comme ça pendant des semaines... la mère se réveille de son semi-coma d’épuisement pour trouver un vrai bazar dégeu dans une forteresse de béton, plutôt qu’une maison... elle défonce le mur, ils sortent et marche dans un pré, et c'est la fin.


Ouin.



Pour me changer les idées je suis sortie dans un racoin du 13e arrondissement qu’on appelle la Butte aux cailles avec Mark. On y a trouvé quelques bars, cafés et restos intéressants où l’ambience de fête règne et la bouffe & boisson est pas trop chère. À mon retour, la Maison Argentine, MA Maison, avait enfin pris vie! De l’extérieur, on pouvait voir des lumières psychédélique flasher dans la salle commune. Il y avait une Despedida (fête d'adieu) pour un certain Andres qui partait après quelques années à la CitéU. J’ai joint la fête avec mon vin à 2 euros.

Lorsqu’on a atteint le couvre-feu, certains d’entre nous avons déplacé ce qu’il restait de fêtards vers une chambre et nous avons créé notre propre dance partay...

mardi 20 janvier 2009

Lundi de pluie

Le lundi 19 janvier 2009


Aujourd’hui, je pratique mon français parisien. Pour ce faire, je vous raconte combien j’ai pické up 2 fois cet après-midi :


Règle #1 : faut plugger «du coup», «en fait(e)», et «tu sais» aussi souvent que possible au début des phrases, quel que soit le contexte. Ou en tout cas j’ai pas encore compris ça se limite à quels contextes...


Règle #2 : les «on», «en/an» et «in» sonnent tous pareil ici. Comme un mélange des trois. Exemple : un brin brun branle devient un bren bren brenle, où «en» est un mish-mash de voyelles un peu ambigu.

Règle #3 : «Alors» et «bon», sont utilisés partout.


Règle #4 : «Normalement» et «déjà» veulent pas dire la même affaire PENTOUTE ici. Et non, j’ai pas encore pigé (catché) dans quel contexte je devrais utiliser déjà, mais je pense que normalement remplace «d’habitude» ... (normalement quoi. :P)


Règle #5 : Toute phrase est incomplète sans un «quoi» en suffixe.


Et bien évidement, gars = mec (ou type), cruiser = draguer, crisser-là = larguer... C’est suffisant pour l’instant.



Bon alors je marchais comme ça pas trop loin du centre Pompidou tu sais, et un type sort de nulle part et me dit «mais c’que vous êtes jolie!» et il se met à me parler quoi. Donc du coup, j’ai souri et dit merci, tout en mettant ma main sur ma bourse et en regardant autour pour voir de quel côté un autre mec allait me sauter dessus et m’niquer mon porte-feuille quoi. Alors du coup, après quelques «vous êtes d’ici? vous êtes vraiment jolie!», y me dit «moi je travaille là-bas, si vous avez le temps pour casser la croûte...?». Alors je lui dit du coup que j’avais déjà mangé. Et c’est tout, il est parti quoi! Alors là du coup il m’a laissé bouche-bée han...


Alors ensuite, il se met tomber une pluie torentielle (version parisienne et exag de «y mouille») alors du coup je me réfugie dans une boutique souvenir quoi. Et du coup, un mec qui travaille là me dit d'au travers des tablettes «comme tu as un beau sourire! ah mais VRAIMENT un beau sourire...» et il me fait la passe du «oh mais tu es Québecoise?» (Non câlisse. Je le suis pas.)


C’est pas croyable, en l’espace de di minutes, j’me suis faite draguer par deux mecs différents quoi! En faiTe, le deuxième était mignon en plus... Ah ça arriverait pas à Ottawa en tout cas!


...Ok, j’ai un peu exagéré avec mes «du coup» mais je vous assure que mon amie Sarah en plug au moins 5 par phrase! ça c'est du vra frança!



Fek c’est pas mal ça! En fait c’était une journée de magasinage. Il a plu, fait soleil, plu encore... j’ai juste pogné quelques bonnes photos. Ah et j’ai rempli un sondage dans la rue à propos des saucissons... de la marque Cochonou je crois. N’importe quoi pour le bouffe gratuite, j’vous jure...

En avant de l'Hôtel de Ville, un ti carrousel et un stand à crêpes...


L'Hôtel de ville avec la jolie patinoire en avant (ou grosse flaque d'eau... le monde patine pareil!)

Puis en fin de soirée, on a fait les vieux avec de la tisane dans la chambre à Mauricio. J'ai rencontré sa copine Maleria, et l'autre grand (dont je me souviens pu le nom) qui jouait de la guitar... m'ennuyais ben gros de ma soeur tout à coup...



lundi 19 janvier 2009

River’s King & Time Killing

Le samedi 17 janvier 2009

Journée de gossage: épiceries, lavage, organiser ma shit et passer à travers 50 flyers, ensuite...

Vers 19h, alors que Mark et moi se demandions justement ce qu’on ferait de notre soirée, on trouve un petit rave card carré qui dit : Croisière Erasmus sur la Seine! 17 janvier! 20h : Entrée + Buffet = 10 euros! Départ de la Péniche River’s King à 22h... GO! On s’est arrangé vite fait, avons regardé les directions « à peu près » pour se rendre et sommes partis. Ça aurait été plus wise d’aller sur google maps et trouver l’endroit exact du port de cette maudite péniche... on cherché pendant 1h! Mais! On a vu la tour Eiffel toute illuminée de très près!

Rendus au bateau, il y avait une file pour entrer. Un trio de francais, Maude, Jean et Kevin, nous ont invités à faire semblant d’être « avec eux » (tout groupe de 5 dont un membre fête son anniverssaire en janvier peut recevoir une bouteille de champagne gratuite!). On mangé, bu du champagne (marci!) et jasé avec cette belle tite gang, puis le bateau a décollé et nous sommes montés pour prendre des photos et vidéos.

On a vite commencé à avoir froid, alors quoi de mieux qu’un bouteille de rhum dégeu splitté à cinq pour se réchauffer! Pour dire comme Jean : c’était du vrai « tord boyau » quoi! Mettons que mes boyaux intestinaux se sentaient pas mal rouillés à matin. Le plancher de danse s’est aussi réchauffé, et, à part pour les breaks de cigarette on a dansé sans arrêt! (non mais c’est vraiment un job à temps-plein être fumeur!) Maude a même « scoré » deux fois.


Mark est parti tôt. Quant au trio de Français, disons qu’on avait parlé de prendre le premier métro du matin vers 5h30 comme des supertroopers, mais nos nouveaux amis ont décidé de quitter plus tôt, et sont partis en taxi avant 4h. Fine! C’est votre affaire! Tough partyers eh? :P Comme j’avais pas 40 euros (and then some, cha-ching!) à flusher aux toilettes pour prendre un taxi jusqu’à la Cité U, j’ai tué le temps jusqu’à 5h.


J’ai dansé un peu dans ma bulle, me fouttant d’avoir l’air d’une petite loner... et d’une fille non-accompagnée. Après m’être faite « accostée » une fois de trop, en tant que dernier recours de fin de soirée, j’ai abandonné le plancher de danse et me suis mise à jaser avec quatre français sympas (François, Romain, Jonathan et... eh shit, m’en souviens pu) qui, eux aussi, tuaient le temps.

On a marché jusqu’au métro le plus proche sous la pluie en se plaignant du froid. Eux! Pas moi... moi, je préfère une pluie à 5-10 degrés celsius que du -30! Puis, j’ai attendu le métro avec deux autres Parisiens, dont un Sylvain qui est instantannément tombé amoureux de mon accent et m’a demandée en mariage. Dommage que ça marche pas de même au Canada!


Dodo à 6h30.
Ça arrivera pas trop souvent je crois, j’ai pu l’âge que j’avais à Bruxelles! Eille, 2 ans de plus, ça fait toute la différence!